Syphon Filter: The Omega Strain

Test

Boitier de Syphon Filter: The Omega Strain Graphisme 10 Note finale
9,8/10
Son 10
Musique 10
Gameplay 10
Valeur 9

Après plusieurs mois d'attente et d'incertitude, Syphon Filter a finalement fait le saut sur la PS2 et nous étions en droit de nous attendre à un jeu grandiose pour conclure la mystérieuse conspiration qui nous tenait en haleine depuis le tout début. Et bien croyez-moi quand je vous dis que c'est mission accomplie ! Les gens de Sony Bend, anciennement connu sous le nom de Eidetic, ont à merveille réussi leur transition sur la nouvelle génération de consoles et ils nous offrent ici un jeu qui à la fois saura ravir les fans de la série tout en séduisant les amateurs de jeux d'action en général.

Nous savions depuis déjà un certain temps que Gabriel Logan ne serait plus à l'avant-scène et que nous aurions entre les mains un personnage inconnu que nous pourrions nous-même créer, question de permettre aux joueurs de se retrouver en ligne. Donc, suite aux récents évènements qui avaient conclus Syphon Filter 3, Gabe a pris la tête de l'IPCA, une agence nouvellement créée par le Président des États-Unis lui-même, afin d'enrayer les menaces terroristes et d'en finir une fois pour toute avec Syphon Filter. Notre personnage est donc une recrue de l'Agence qui assitera Gabe, Lian, Teresa et cie dans leur périple à la poursuite du virus. Ce dernier se prolifère d'ailleurs à une vitesse effrayante entre les mains de différentes organisations terroristes et il se manifeste sous de nouvelles formes un peu partout dans le monde. Ce qui est particulièrement intéressant de l'histoire, c'est que, en plus d'être très complexe, elle fait intervenir beaucoup d'éléments politiques, ce qui donne encore plus de profondeur au jeu. Ces éléments sont apportés par de nombreux documents que l'on peut lire avant chaque mission. L'histoire reste cependant assez linéaire, même s'il est parfois possible de décider de l'ordre des prochaines missions. Les niveaux sont encore une fois très variées et nous font visités des endroits comme le Yémen, la Biélorussie et la Suisse.

Les missions sont construites de la même manière qu'auparavant, soit avec un série d'objectifs, dont la plupart se rajoutent pendant le jeu. Le nombre de mission se rapproche de la vingtaine, comme ce à quoi nous étions habitués, mais chacune est beaucoup plus vaste et longue. Les fans des missions d'infiltration seront choyés, car The Omega Strain en offre plusieurs et elles sont bien plus difficiles ! Fait intéressant, échouer un objectif ou un paramètre n'entraîne plus l'arrêt de la mission, mais modifie un peu sont déroulement, car vous devrez à ce moment faire face aux conséquences de votre échec. Il faut également noter que lorsque votre personnage meurt, ses dernièrs actions depuis le dernier « checkpoint » ne sont pas annulées, donc pensez-y bien avant de faire le fou !

Graphiquement, il fallait évidemment s'attendre à quelque chose de très nouveau, à la hauteur de la PlayStation 2. L'attende supplémentaire à certainement vallu le coup, puisque la qualité graphique du jeu est excellente. Les environnements sont riches et détaillés, les personnages sont réalistes et bien modelés, les jeux de lumières et d'ombrage superbes, sans pour autant enlever à la fluidité et tout en limitant le nombre de bogues. On note d'excellents effets de pluies, de neige, de brouillard, alors que le principal défaut se situe au niveau des horizons qui tardent parfois à apparaître. Pour ce qui est des vidéos, qui n'ont jamais été un point fort de cette série, ils sont biens, mais sans plus. De toutes façons, la plupart sont assez courts et ne nous montrent que le nécessaire. Ce qui a dû en rendre la conception difficile, c'est qu'on ne voit jamais notre personnage et qu'il ne fait aucune intervention orale. Probablement un facteur qui explique que le jeu ne s'étende pas dans les vidéos. La capture de mouvement est encore une fois très bonne (et pour ceux qui se plaignait que les personnages avaient l'air de courir dans le vide, bien maintenant ils avancent beaucoup plus vite !). S'il y a une chose dont je suis déçu, c'est le manque d'interaction avec le décor qui faisait la fierté des premiers opus de la série. Les ampoules semblent être redevenues blindées, malheureusement...

Pour ce qui est des contrôles, les concepteurs avaient l'impressionant défi d'adapter de nouvelles commandes à un style de jeu qui ne dépaysagerait pas les adeptes de la série. Le résultat est concluant, même s'il faut compter quelques minutes pour s'adapter aux nouvelles fonctions. Il est à noter que désormais, le personnage ne se contrôle plus qu'avec le joystick, puisque les flèches servent maintenant à de nouvelles commandes, comme allumer la lampe de poche ou les lunettes avec vision de nuit et faire apparaître la carte. La disposition de l'écran ressemble beaucoup à ce que nous connaissions, mais avec évidemment une nouvelle esthétique. La seule différence majeure se situe au niveau des barres qui apparaissaient avant dans le coin supérieur gauche (énergie, danger et la cible). L'énergie est maintenant affichée près des armes et munitions, tandis que le danger s'affiche sur le bord du radar et les chances de toucher un ennemi sont déterminées par la couleur de la cible qui l'entoure lorsque vous passez en visée automatique. Le radar, que je viens de mentionner, fonctionne de façon identique à ce que nous connaissions, à la différence près qu'il peut maintenant vous indiquer où sont vos objectifs. La carte 3D est également très utile à utiliser avec le radar. Elle aussi peut vous donner la position de certains de vos objectifs ou lieux importants et sa perpective tri-dimentionnelle est beaucoup plus précise que ce que nous avions comme carte dans les précédents jeux. En terme de clareté, ce type de carte à demi transparente n'est cependant pas ce qu'il y a de mieux, mais elle sert avant tout à nous orienter, et non pas à nous donner la réponse.

Sur le plan sonore, le jeu est une grande réussite. Les voix sont comme toujours très bien interprètées (les langues étrangères sont plutôt convaincantes), même si les possesseurs de la version originale anglaise déploreront le changement de voix de certains personnages principaux, dont malheureusement Gabe. Pour ce qui est de la musique, on change complètement de style, mais pas nécessairement pour le pire. En fait, ce renouveau fait même du bien. Mark Snow a accompli un très beau travail en nous présentant une trame sonore utilisant des sonorités instrumentales de grande qualité, ce qui donne un résultat semblable à ce que Harry Gregson-Williams a produit avec Metal Gear Solid 2. La musique varie beaucoup d'un endroit à l'autre et s'imprègne de notes exotiques qui nous plongent véritablement dans l'ambiance locale. Les transitions entre l'action et la musique normale se font cependant moins subtilement que dans les précédents Syphon Filter, mais c'est un défaut négligeable. Enfin, l'environnement sonore est encore une fois très réaliste : les armes possèdent toutes des sons qui leur sont propres, le bruit des ricochets est irréprochable, etc. Seul petit défaut, il arrive parfois que lorsque plusieurs personnages ou ennemis parlent durant le jeu, le son de leur voix ne s'enclenche pas.

La durée de vie est très grande, car le jeu déborde de récompenses, médailles, rangs spéciaux, etc. et offre quatre missions bonus qui peuvent être débloquées en battant le temps des missions précédentes. Pour battre ces temps, il faut non seulement être très rapide, mais également réussir tous les objectifs et paramètres de la mission. Un réel défi en perspective !

La grosse innovation dans Syphon Filter: The Omega Strain> se situe au niveau du mode en ligne qui permet de rejouer certaines missions en coopération jusqu'à quatre joueurs. En fait, pour terminer le jeu totalement, il est indispensable de pouvoir jouer en ligne, car certains objectifs ne sont réalisables qu'en équipe et l'accomplissement de ces objectifs permettent de décrocher certains bonus. Si ce n'est de cela, le mode en ligne offre peu d'éléments nouveaux, puisqu'il ne permet pas de jouer de nouvelles missions, mais seulement d'en refaire certaines. Évidemment, vos performances hors-ligne sont déterminantes pour jouer en ligne, puisque vous n'aurez accès qu'aux armes obtenues et qu'aux niveaux atteints en solo.

En conclusion, je peux affirmer que l'attente n'a pas été vaine ! Pour les fans de Syphon Filter, The Omega Strain est un pur délice. Et sa qualité en tant que jeu d'action saura certainement faire de nouveaux adeptes. Évidemment, le jeu est particulièrement tentant pour les possesseurs d'un adapteur réseau pour PS2, mais je peux vous assurer que le mode hors-ligne offre lui aussi beaucoup d'heures de plaisir. Bref, Syphon Filter: The Omega Strain est certainement l'un des meilleurs jeux de l'années sur PlayStation 2, un jeu qui vaut certainement toute l'attente que nous avons dû endurer !

par Gabe Logan

Dernière modification : 2008-02-17

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