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Graphisme | 9 | Note finale 9,5/10 |
| Son | 9,5 | ||
| Musique | 9 | ||
| Gameplay | 9 | ||
| Valeur | 10 |
Après de longs mois nébuleux, le succès acclamé de la PlayStation Portable Syphon Filter: Dark Mirror est finalement sorti dans son adaption pour PlayStation 2. L'entreprise s'annonçait prometteuse étant donné le potentiel du jeu qui s'était avéré très solide dans sa version PSP. Pour ceux comme moi qui n'ont pas le bonheur de possèder un exemplaire de la console portable de Sony, c'était enfin l'occasion de découvrir les nouvelles aventures de Gabe Logan et de sa bande.
Suite à l'accueil plutôt froid qu'avait reçu The Omega Strain, qui proposait d'incarner un agent anonyme créé par le joueur, les concepteurs de chez Sony Bend ont opté pour un retour aux sources et ont replongé Gabe Logan au centre de l'action, avec quelques incursions du côté de sa partenaire Lian Xing. La plupart des autres personnages jouent en fait un rôle mineur dans cet épisode, souvent limité aux cinématiques. L'histoire est quant à elle assez linéaire. L'affaire Syphon Filter étant définitivement classée, Gabe et l'Agence sont maintenant aux prises avec de nouvelles menaces.Gabe part aux trousses d'un groupe paramilitaire qui se fait appelé Red Section et qui tente de mettre la main sur un sombre projet de recherche nommé Dark Mirror, conduit par la compagnie KemSynth Petroleum. Un scénario en sommes bien en ligne avec ce à quoi la série nous avait habitué, mais avec cette fois de nouveaux noms et de nouveaux ennemis.
Sans être original donc, le jeu nous offre néanmoins tous les ingrédients pour une série de péripéties qui amèneront Gabe d'un bout à l'autre du monde, des froideurs de l'Alasaka jusqu'aux chaleurs du Pérou en passant par un casino de Moscou et une mission de paix en Bosnie. Les lieux sont variés sont donc, une marque de commerce de la série, mais en moins grands nombres que dans les précédents opus. En effet, le jeu est divisé en sept épisode, chacun composé plusieurs courtes missions, format qui convenait sans doute mieux à la console portable. Le scénario est probablement moins étoffé que le fut celui concernant la conspiration autout du virus, simplement parce que l'intrigue de Dark Mirror se conclue au bout d'un seul épisode alors que le virus en avait occupé quatre. Mais il perd également en profondeur par rapport à The Omega Strain en raison de l'abandon du concept des fichiers « Zeus » que le joueur pouvait lire avant chaque mission et qui fournissait une foule d'information sur différents aspects de l'histoire que les cinématiques ne pouvaient couvrir.
Graphiquement, le jeu propose une nette amélioration sur son prédécesseur. Le passage sur grand écran s'est fait sans heurt, bien au contraire. Les textures sont riches et détaillées, créant ainsi des environnements réalistes, avec des effets variés de neige, de feu, de fumée, etc. et alternant sans problème entre les missions de jour et de nuit. Les visages des personnages sont mieux travaillés et les modèles d'armes sont convaincants. Ce qui fait du bien, par rapport notamment à The Omega Strain, c'est la réduction considérable du nombre de bogues relatifs au décors : ils sont presque inexistants dans Dark Mirror. Par ailleurs, la capture de mouvement est comme toujours fidèle à la réputation qu'avait bâtie les précédents jeux de la série. Les cinématiques sont relativement courtes et parfois difficiles à suivre, passant du présent de la mission à des flashbacks du briefing. Elles sont de plus généralement courtes, afin semble-t-il de laisser le plus de place à l'action.
Le son est comme toujours un point fort du jeu. La musique est excellente, mais l'implication du nombreux compositeurs enlève de la personnalité aux différents thèmes, qui sont en général plus discret que dans les précédents Syphon Filter. Les dialogues, en nombre réduit, sont concis et directs et les acteurs les ont enregistré avec conviction. Les différents bruits ambiants ajoutent à l'immersion dans lequel chacun niveau plonge le joueur. Autant le bruitage des armes que celui de l'environnement (chants d'oiseau, bruit de machinerie, etc.) est irréprochable. Les répliques des ennemis sont assez variés et toujours dans la langue du pays où se déroule la mission. Il se produit cependant un petit bogue lorsque l'on utilise le zoom d'une lunette de visée qui fait que l'ont entend plus fort la voix d'un ennemi situé pourtant loin de notre personnage. Sinon, on ne trouve rien à y redire.
Les contrôles poseront problème, au commencement du moins, aux habitués de la série. En raison probablement du nombre réduit de touches sur la PSP, le style n'est plus du tout le même que dans les précédents jeux. Un temps d'adaption est donc à prévoir. Néanmoins, une fois maîtrisés, ils s'avèrent très efficaces. Ils impliquent les deux joysticks, l'un pour faire avancer le personnage, l'autre pour le faire tourner et déplacer le réticule de visée. Il n'y a donc plus de visée automatique, ce qui rend les ennemis en mouvements plus difficiles à atteindre. Il est à noter que la configuration « Classique » des contrôles qui était offerte sur PSP ne l'est plus dans la version PS2, mais ce n'est pas nécessairement pour le pire. Les contrôles par défaut sont bien plus efficace. En plus du mode de visée normal, il est possible de passée à vue à l'épaule pour plus de précision. La grande innovation s'avère néanmoins l'habileté de s'adosser à un mur ou tout autre surface plane. De cette position, il est possible de jeter un coup d'oeil et de sortir brièvement pour faire feu avant de retourner à couvert. L'utilisation de cette habilité est aisée et permet des affrontements excitants. Les fans de la série seront toutefois déçus d'apprendre qu'il n'est plus possible d'effectuer une roulade...
Dark Mirror offre deux modes de jeu : « Histoire » et « Missions ». Alors que le premier vous fait parcourir l'ensemble des épisodes sans interruptions, le second vous permettra de les refaire une à une, avec la possibilité de choisir vos armes avant chacune. Vous pourrez ainsi partir à la quête des dossiers cachés, qui vous permettront de déverouiller le contenu secret de chacun des épisodes. De plus, vous pourrez aussi améliorer vos statistiques (tirs à la tête, utilisation de la furtivité, du couteau, etc.) qui ainsi vous donneront accès à de nouvelles armes ainsi qu'à des missions boni. Fait nouveau, le jeu offre trois niveaux de difficulté (Facile, Normal et Difficile) pour le modes « Histoires » et deux (Normal et Difficile) pour le mode « Missions », ce qui permettra aux joueurs de s'adapter selon leur niveau d'expérience. Il est évidemment essentiel de terminer le jeu en mode Difficile afin de tout déverouiller. Aussi, la furtivité est totalement optionnelle, mais vous devrez en user si vous désirez obtenir tout le matériel supplémentaire. Par ailleurs, le modèle de mission revient aussi vers ses origines et abandonne le concept du « tout va » adopté dans The Omega Strain. Chaque objectif doit donc être complété, sans quoi vous devrez recommencer la mission. Cela rend l'action plus linéaire, certes, mais ce n'est pas plus lassant que ce l'était dans les Syphon Filter 1, 2 et 3.
De nombreuses armes et gadgets sont offerts aux joueurs, qui pourront ainsi décider du meilleur arsenal selon le type de mission. Comme c'était le cas dans The Omega Strain, Gabe et Lian ne peuvent pas transporter avec eux une infinité d'armes et sont limités à une par catégorie (Principal, Pistolets, Auxiliaire, etc.). Or, vous aurez également en tout temps avec vous une arme spéciale, le MB-150, un fusil sniper utilisant diverses fléchettes : explosives, taser ou à gaz. De nouveaux gadgets sont aussi introduits, comme le RTL qui permet à Gabe de se déplacer le long de cables suspendus à l'horizontal afin d'atteindre de nouveaux endroits dans le niveau. Le jeu offre aussi plusieurs des armes classiques de la série, comme le Mark-23 silencieux, le M-16, l'EDP (taser) et une variété de fusils à pompes. On note également l'introduction de mines laser, augmentant ainsi le nombre de tactiques possibles afin d'éliminer un ennemi. Enfin, les personnages pourront utiliser différentes lunettes à infrarouge, à vision nocture ou encore EM (qui détecte les champs électromagnétique) qui seront chacune à leur tour très pratique pour vous sortir de situations corsées.
Un aspect amoindri cependant la qualité de la version PS2 par rapport à celle sur PSP, et c'est le retrait du mode en ligne. Même si l'expérience c'était avérée convaincante avec The Omega Strain et encore plus sur la version PSP de Dark Mirror, elle n'a pourtant pas été renouvellée sur PS2, probablement en raison du peu d'attention que reçoit généralement ce type d'adaptation et du coût élevé que représente l'entretient d'un serveur. Quoi qu'il en soit, la chose à de quoi décevoir les fans de la série.
En sommes, Syphon Filter: Dark Mirror est un jeu solide qui est à la hauteur des attentes des fans de la série. Malgré quelques retraits par rapport à la version PSP, les joueurs de PS2 ne seront pas déçus et auront entre leur main un jeu complet et très divertissant. Les deux modes procurent un bonne durée de vie au jeu, tout comme les nombreux bonus. Il était impératif que les producteurs de SCEA décident d'offrir une adaption du jeu pour PS2, par respect pour les nombreux fans qui ont fait vivre la série jusqu'à présent, mais qui n'ont pas de PSP (donc moi !). Il reste à espérer que Logan's Shadow suive le même parcours. Néanmoins, en attendant, nous avons entre nos mains un jeu qui entretiendra notre plaisir jusqu'à la sortie du prochain épisode !
par Gabe Logan
Dernière modification : 2008-02-17
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